Détente et Passion le Forum de l'Amitié

Détente et Passion le Forum de l'Amitié

Jardinage, Jeux, Cuisine, Délire, Magnétisme, Médecine douce, Animaux, Environement, Photos.
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
PARTAGER "+1"
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Sujets similaires
  • » « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison »
  • » Sainte Elisabeth et commentaire du jour "Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison"
  • » Mon bébé des étoiles aurait 6 mois aujourd'hui
  • » Quand commencer à acheter et se préparer pour son arrivée?
  • » Quelques prières - RIEN QU'AUJOURD'HUI et PRIERE DU MATIN
  • » Infos sur Tahiti d'hier et d'aujourd'hui...
  • » Science : l'origine des espèces aujourd'hui contestée !
  • » Bon et bien 2 ''première', fois pour moi aujourd'hui
  • » Une pensée pour une amie, sa petite Anna fera son entrée au paradis aujourd'hui
  • » la galanterie aujourd'hui
  • Derniers sujets
    » LES JEUX DE SOCIETE
    Ven 18 Mai 2012, 19:30 par bertille

    » HISTOIRE DROLE
    Ven 18 Mai 2012, 19:23 par bertille

    » marchez messieurs..c'est bon pour la santé
    Sam 12 Mai 2012, 18:49 par subjectile

    » TROP FORT!!!!!
    Jeu 10 Mai 2012, 21:12 par roberte

    » heureux qui communique
    Sam 05 Mai 2012, 23:21 par roberte

    » LES VAMPS A UN ENTERREMENT....../
    Ven 04 Mai 2012, 21:41 par roberte

    » TITANIC......./le bateau coule???
    Dim 29 Avr 2012, 11:09 par claire

    » la preuve en image.
    Sam 28 Avr 2012, 10:23 par bertille

    » rogoladerie images
    Ven 27 Avr 2012, 16:55 par krisslornord2

    Navigation
     Portail
     Index
     Membres
     Profil
     FAQ
     Rechercher

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
     

     C'est arrivé aujourd'hui

    Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
    Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
    AuteurMessage
    Cémoi...
    Invité



    MessageSujet: C'est arrivé aujourd'hui   Ven 03 Fév 2012, 18:39

    3 février 1536 :

    Buenos Aires est fondée par un conquistador syphilitique. Après la mort de Pedro Mendoza en 1537, la colonie est abandonnée par ses habitants. Il faudra attendre quarante ans pour la refondation de la ville.
    Après plusieurs semaines de navigation, l'Armada de treize navires commandée par Pedro Mendoza pénètre dans l'embouchure du Rio de la Plata. Le 3 janvier 1536, (d'autres sources citent le 2 janvier), le conquistador aborde sur la rive ouest du fleuve pour y ériger un fort qu'il baptise "Nuestra Senora Santa Maria del Buen Ayres", la future Buenos Aires. N'imaginez pas l'Alambra et ses dorures. C'est un misérable cloaque constitué de quelques cabanes vite érigées, protégées par un mur en terre. C'est bien loin du paradis imaginé par les colons espagnols. Où sont les richesses promises ? Pendant qu'ils s'installent tant bien que mal, les natifs de ce territoire appelé Querandies accourent assister au spectacle de ces étrangers. Ils sont blancs comme des cadavres, poilus comme des singes et enrobés de chiffons des pieds à la tête. Certains même se déplacent dans des boîtes de conserve. Enfin, c'est ce qu'ils auraient pu se dire si Appert était né trois siècles plus tôt... Bref, les Indiens hésitent entre grande rigolade et respect. Malgré leurs sales gueules, ces êtres débarqués dans d'immenses pirogues pourraient être des dieux, non ? En tout cas, ils ont l'air d'avoir faim et de ne pas trop savoir se débrouiller à la chasse. Aussi, aimables et généreux, les "sauvages" commencent-ils à alimenter la colonie en gibier.

    Voilà qui rend diablement service à Pedro le conquistador. Quelques mots sur celui-ci. C'est un fier Andalou de la ville de Cadix. Désargenté comme beaucoup de nobles espagnols de l'époque, il avait entendu parler des exploits de Cortez et de Pizarro, ce qui lui a donné envie d'avoir sa part du gâteau. Alors, en 1529, bien qu'affichant déjà l'âge vénérable de 42 ans, il va trouver Charles Quint pour lui demander un commandement au pays de l'Eldorado. Mais celui-ci a trop à faire avec ce satané François 1er pour écouter la requête. Heureusement, cet aspirant conquistador peut compter sur l'obstination de sa petite maman. Durant cinq ans, la brave duègne fait le siège du roi pour vanter les mérites de son fils, jusqu'à ce qu'il craque. Charles Quint remet à Mendoza une lettre de mission royale le faisant gouverneur, capitaine général et chef de la justice d'un tout nouveau territoire baptisé la Nouvelle Andalousie, qui ressemble à une tranche de pastèque reliant l'Atlantique au Pacifique. Il est chargé d'établir une colonie de mille âmes à l'embouchure du Rio de la Plata.

    Fin 1535, Mendoza quitte enfin l'Espagne avec treize navires transportant deux mille hommes. Son enthousiasme est d'autant plus vif que le roi l'autorise à conserver la moitié des trésors des chefs indiens tués et les 9/10e de leurs rançons. Autant dire qu'il ne part pas avec l'intention de jouer au rami avec les "sauvages" du pays. L'expédition débute dans la confusion. Une tempête disperse son escadre, puis son principal lieutenant est assassiné, probablement sur son ordre, car il le soupçonne de tramer une trahison. Pour ne rien arranger, Mendoza est rongé par la syphilis, il tient à peine debout. Ce qui l'oblige, la plupart du temps, à diriger l'expédition depuis son lit.

    Quelques semaines après le débarquement, voilà que ces maudits sauvages prétextent des travaux de couture urgents les attendant à la maison pour déserter et ne plus nourrir la colonie. Mendoza est fou de rage. Hijo de la Puta Madre ! C'est ainsi qu'on vous récompense d'apporter la civilisation, la sainte religion catholique, les manières raffinées ? Il charge son frère de courir sus à ces sauvages pour les ramener manu militari. Quelques mousquets auront raison de ces païens, pense-t-il. La poursuite s'engage, elle est parsemée de nombreuses escarmouches qui ôtent la vie à des centaines d'Indiens et à une trentaine d'Espagnols, dont le frère de Mendoza. Mais impossible de ramener les Naturels à la raison, ce qui place le fort dans une situation délicate.

    Réduits à la famine, les colons vivent un cauchemar. Bientôt, ils doivent se nourrir de rats, de souris, de lézards, de racines et même de viande humaine. À chaque pluie, les cahutes nagent dans une mer de boue tandis que la muraille se désagrège. Les Indiens en profitent pour multiplier les assauts contre le fort. À plusieurs reprises, ils parviennent à mettre le feu aux maisons. Depuis son lit, le syphilitique Mendoza est incapable de faire face à la situation. Son principal officier l'abandonne avec une partie des colons pour partir à la recherche d'un lieu plus accueillant. Remontant le rio Paraguay, ils fondent la Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Senora Maria de la Asunción, la future capitale du Paraguay

    Il ne reste qu'une solution à Mendoza pour éviter une totale déconfiture : partir chercher de l'aide en Espagne. En 1537, il embarque sur un navire, promettant aux colons qui gardent le fort de revenir bientôt avec du renfort. Mais après quelques jours en mer, la syphilis finit par avoir raison de lui. Les colons l'attendent, l'attendent, puis finissent par jeter l'éponge. Ils abandonnent le fort en 1541 pour rallier à leur tour Asunción. La première Buenos Aires n'a donc vécu que cinq ans. Personne n'aurait plus jamais entendu parler d'elle si un autre conquistador n'était pas venu, quarante ans plus tard, faire une nouvelle tentative coloniale, couronnée de succès, elle. Le 11 juin 1580, Juan de Garay érige un nouveau fort qu'il baptise Santisima Trinidad y Puerto de Santa Maria del Buen Ayre. Cette fois-ci, la greffe prend.

    Quatre siècles plus tard, Buenos Aires et sa banlieue comptent 12 millions d'habitants.......... et presque plus d'Indiens...
    Revenir en haut Aller en bas
    Titus
    Super marsouin
    Super marsouin


    Messages: 7064

    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Sam 04 Fév 2012, 06:14

    Elle est sympa cette page d'hitoire merci cémoi


    Revenir en haut Aller en bas
    Cémoi...
    Invité



    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Sam 04 Fév 2012, 09:48

    4 Février 1012 :
    Qui n'a jamais regardé les images de ce
    personnage engoncé dans un ridicule costume d'homme-oiseau en train de
    s'écraser au pied de la tour Eiffel? Sur des images sautillantes datant
    du 4 février 1912, on le voit hésiter longuement. Il avance, il recule.
    Que se passe-t-il alors dans sa tête ? A-t-il peur ? A-t-il froid ? Se
    demande-t-il s'il n'a pas oublié de fermer le gaz avant de sortir de
    chez lui ? On sait seulement qu'il va sauter et s'écraser sur le sol. Ce
    ne sont que des images tirées d'un passé depuis longtemps révolu, mais
    on voudrait encore lui crier: "Non, ne saute pas ! Rentre chez toi !" Et
    puis, la seconde suivante, on pense, avec une pointe de sadisme :
    "Vas-y, imbécile, saute !" Bien sûr, il s'élance et s'écrase au sol. Un
    saut que, depuis un siècle, il répète sans fin grâce à la magie du
    cinéma.

    Derrière cet hurluberlu déguisé en oiseau, il y a un
    honnête homme persuadé d'oeuvrer pour le bien de l'aviation et de
    l'humanité. Il s'appelle Franz Reichelt, il est tailleur dans le
    quartier de l'Opéra. Né en 1878, à Stětí (aujourd'hui, la République
    tchèque), il débarque en France à 20 ans, armé d'une paire de ciseaux.
    Franz est fasciné par les débuts de l'aviation. Il suit avec passion les
    exploits des fous volants, se désespérant à chacun de leur accident
    mortel. Il se met alors en tête de confectionner une tenue pour aviateur
    facilement transformable en parachute.

    Après mûre réflexion,
    il opte pour des ailes repliables. Les premiers essais menés depuis le
    cinquième étage d'un immeuble avec un mannequin sont encourageants. Du
    moins, le mannequin ne se plaint pas à l'atterrissage. Encouragé, Franz
    propose son invention à la ligue aérienne abritée par l'Aéro-Club de
    France. Mais celle-ci, peu convaincue du procédé encombrant et lourd, ne
    donne pas suite. Le petit tailleur ne se décourage pas pour autant, il
    dessine un nouveau costume ne pesant que 70 kilos. Mais à plusieurs
    reprises, le mannequin lâché du cinquième étage s'écrase au sol.
    En
    1911, l'Aéro-Club de France promet 10 000 francs à l'inventeur d'un
    parachute efficace pesant moins de 25 kilos. Reichelt se remet au
    boulot. Son nouveau prototype offre une surface de douze mètres carrés
    quand ses ailes sont déployées. Mais le mannequin persiste à planer avec
    la grâce d'un fer à repasser. Selon L'Ouest-Éclair, il aurait
    lui-même tenté un premier saut d'une dizaine de mètres de hauteur. Sans
    la paille pour amortir sa chute, il se serait certainement fracassé les
    os. Il récidive à Nogent-sur-Marne. Cette fois, il y gagne une jambe
    cassée. Est-il découragé? Même pas mal ! Un futur bienfaiteur de
    l'humanité ne se laisse pas arrêter quand il tombe sur un os. Il est
    persuadé que des centaines d'aviateurs attendent avec impatience son
    costume. Franz Reichelt attribue ses échecs à la trop faible hauteur de
    ses sauts qui n'offre pas le temps aux deux ailes de se déployer. Aussi
    demande-t-il à la préfecture de police une autorisation pour jeter un
    mannequin depuis le premier étage de la tour Eiffel. Celle-ci arrive
    après un an d'attente.
    Le dimanche 4 février 1912, à 7 heures du
    matin, l'homme-oiseau arrive au pied de la tour, mais sans mannequin !
    Il a enfilé sa tenue. "Un peu plus volumineuse qu'un vêtement
    ordinaire", écrit Le Gaulois. C'est "une sorte de manteau, muni d'un très vaste capuchon de soie", selon Le Temps.
    Convoqués la veille, une trentaine de reporters et deux cameramen sont
    sur place. Quelques policiers envoyés par la préfecture écartent les
    badauds sans s'inquiéter de l'absence de mannequin. En revanche, ses
    amis, surpris de le voir ainsi harnaché, tentent de le dissuader sans y
    parvenir. Quelqu'un lui conseille d'utiliser une corde de sécurité, mais
    il refuse: "Je veux tenter l'expérience moi-même et sans chiqué, car je
    tiens à bien prouver la valeur de mon invention." Il s'inquiète du
    périmètre protégé par les policiers, puis se met à monter les escaliers.
    Un garde tente de le retenir, mais il force le passage. Il se retourne
    et lance à ses amis : "À bientôt !" Bien plus rapidement qu'il ne le
    croit.
    À 8 h 22, Franz est face au vide. Le sol est 57 mètres
    plus bas. Il ne tremble pas. Il est sûr de son invention. Il arrange ses
    ailes, jette un bout de papier pour contrôler la direction du vent.
    Après une quarantaine de secondes d'hésitation, il prend son envol avec
    un grand sourire. En fait d'envol, il chute comme une pierre, car son
    équipement, peu coopératif, s'enroule autour de son corps. Quelques
    pigeons s'écartent devant ce colis express.
    Le corps gît maintenant, encastré dans le sol gelé. Le Figaro
    qui aime les détails écrit que "ses yeux étaient grands ouverts dilatés
    par la terreur". Certains ont prétendu qu'il serait mort d'une crise
    cardiaque avant d'atteindre le sol, mais rien ne le confirme. Emporté à
    l'hôpital Laennec, son corps ne subit aucune autopsie.
    Pauvre Franz, il
    ne pouvait savoir que, deux jours plus tôt, l'Américain Frederick R. Law
    avait réussi un saut en parachute depuis la statue de la Liberté. Mais
    avec un vrai parachute circulaire.


    Revenir en haut Aller en bas
    Cémoi...
    Invité



    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Sam 04 Fév 2012, 09:50

    Dommage, il y avait une vidéo du saut de la tour, mais en temps qu'invité, je ne peu l'inclure avec le texte.....
    Revenir en haut Aller en bas
    Titus
    Super marsouin
    Super marsouin


    Messages: 7064

    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Sam 04 Fév 2012, 13:35

    Bonjour à notre invité cémoi, dans votre intérêt et pour profité de notre forum les marsouins dans sa totalité.
    Je vous invite à validé votre inscription à notre forum, à moins que cela soit déjà fait ?.
    Notre charte est maintenant visible à tous.
    Je vous souhaite un agréable W-E

    Cordialement Admin Titus


    Revenir en haut Aller en bas
    Cémoi...
    Invité



    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Dim 05 Fév 2012, 21:33

    Titus a écrit:
    ....Bonjour à notre invité cémoi, dans votre intérêt et pour profité de notre forum les marsouins dans sa totalité.
    Je vous invite à validé votre inscription à notre forum, à moins que cela soit déjà fait ?.
    Notre charte est maintenant visible à tous.
    Je vous souhaite un agréable W-E....


    Merci a toi Titus pour ta proposition.....
    Pour l'instant, je réfléchi.....
    Revenir en haut Aller en bas
    Titus
    Super marsouin
    Super marsouin


    Messages: 7064

    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Dim 05 Fév 2012, 21:56

    Bonsoir invité Cémoi, ok bonne route parmi les marsouins Clin d\'oeil .


    Revenir en haut Aller en bas
    Cémoi...
    Invité



    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Lun 06 Fév 2012, 20:01



    Le jubilé de la reine Élisabeth II.

    Il y a tout juste 60 ans, en plein safari au Kenya, la princesse apprenait la mort de son père, George VI, et devenait reine.
    En février 1952, la jeune princesse Élisabeth et son mari, Philip, sont de service pour représenter la famille royale lors d'une grande tournée dans le Commonwealth. Une étape est prévue au Kenya, car tous deux souhaitent visiter une réserve. Le roi d'Angleterre - le fameux "roi bègue" qui a résisté face à Hitler aux côtés de Churchill - n'est plus que l'ombre de lui-même. Il est rongé par un cancer des poumons, provoqué par un abus certain de tabac et sort même d'une grave opération. Le 6 février, à l'aube, il meurt dans son sommeil, emporté par une thrombose coronaire, au palais de Sandringham.

    Son épouse est prévenue au matin, à l'heure du thé. Décision est prise de prévenir "Lilibet", comme l'appelle familièrement sa mère : sa fille aînée est désormais la reine d'Angleterre. Il faut la joindre, mais la jeune princesse a passé la nuit dans un lodge sommaire, au pied du mont Kenya, après avoir épié les fauves autour d'un point d'eau. On parvient à joindre l'aide de camp du prince Philip, qui se trouve ainsi chargé d'annoncer la triste nouvelle à l'héritière du trône.

    Le prince Philip emmène discrètement Élisabeth déambuler dans le jardin et semble trouver les mots pour apaiser son épouse. La reine, âgée de 25 ans, ne bronche pas, prenant d'instinct son rôle comme un devoir. On lui apporte les documents de l'accession, conservés dans une enveloppe, où la tradition veut qu'elle écrive son nouveau nom. Ce sera Élisabeth II, deuxième prénom accédant au trône depuis la fameuse Élisabeth Ire, l'une des plus grandes souveraines que l'Angleterre ait connues.

    Sacerdoce :

    Le royaume est sous le choc, même s'il s'attendait à l'inéluctable. Avec George VI, une page se tourne, celle écrite par l'un des plus grands acteurs de la Seconde Guerre mondiale. Après l'annonce officielle de son décès sur la BBC, on voit des Britanniques en larmes dans les rues de Londres, tandis que les cloches des églises sonnent le glas. Cinquante-six coups pour autant d'années vécues par le roi. Venu accueillir Élisabeth II de retour du Kenya, le vieux Premier ministre Churchill se montre nerveux et très ému.

    La jeune souveraine se rend auprès de sa grand-mère, la vieille reine Mary, 85 ans, mère du roi défunt, qui se fend d'une révérence protocolaire malgré une arthrite douloureuse. Quant à sa propre mère, Élisabeth Bowes-Lyon, elle devient la "Queen Mum", la reine mère, un titre protocolaire que lui suggère le Premier ministre. Elle prendra ce nouveau rôle à bras le corps après une réelle dépression. Pour l'heure, les Chambres des lords et des communes jurent fidélité à la jeune Élisabeth II, qui s'adresse pour la première fois à son peuple : "J'ai le coeur trop gros pour vous dire autre chose que ceci : je travaillerai sans relâche, comme mon père avant moi." C'est ce qu'elle fera du reste, transformant son existence en véritable sacerdoce.

    Elle quitte à regret son hôtel particulier pour rejoindre Buckingham, cette grande bâtisse lugubre aux 600 pièces, que ses ancêtres surnommaient "le tombeau", ou encore "la glacière". Les obsèques de George VI se déroulent le 15 février, avec la pompe qui sied à son rang, en présence de toutes les têtes couronnées d'Europe. Quant au couronnement de la nouvelle souveraine, il aura lieu plus d'un an plus tard, le 2 juin 1953, devant des millions de téléspectateurs. Un sacre médiatique qui la fait entrer d'emblée dans l'histoire.

    Revenir en haut Aller en bas
    Titus
    Super marsouin
    Super marsouin


    Messages: 7064

    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Lun 06 Fév 2012, 20:18

    Merci invité cémoi, très bon sujet


    Revenir en haut Aller en bas
    Cémoi...
    Invité



    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Mar 07 Fév 2012, 19:02

    C'est le marronnier de l'hiver.
    Comme chaque année à la même période, une vague de froid intense frappe la France. Et comme chaque année, l'Hexagone est pris de court. Les avions sont cloués au sol, les trains accumulent les retards, les ramassages scolaires sont suspendus, sans parler des autoroutes qui deviennent de véritables patinoires pour le premier poids lourd venu. Les pics de consommation électrique sont, eux aussi, dépassés d'année en année, les mêmes régions - Bretagne et Paca - étant systématiquement menacées par le même hypothétique black-out... À l'évidence, l'hiver 2012 n'échappe pas à la règle.

    Pourtant, même si les températures actuelles accusent un retard de 6 à 11 degrés au regard des normales de saison, la situation est loin d'être apocalyptique. Emmanuelle Gautier, géographe physique et enseignante-chercheuse à l'université Paris VIII, s'amuse même de l'émoi collectif que ce froid dit "sibérien" produit : "C'est un abus de langage ! En ce moment, les températures en Sibérie centrale sont de -50 degrés ! Ce qu'on appelle vent sibérien, c'est un vent glacial qui abaisse les températures d'au moins 10 degrés. On en est loin aujourd'hui en France."

    Évidemment, un tel constat ne changera pas grand-chose au quotidien des sans domicile fixe. Mais suffit-il à justifier les perturbations qui s'enchaînent depuis une semaine et touchent, à des degrés divers, l'ensemble des moyens de transport hexagonaux ?
    "Comment voulez-vous que la neige dérange les Savoyards !"

    Pour Éric Canobbio, géographe à l'université Paris VIII et spécialiste des territoires du Grand Nord, le problème est d'abord d'ordre économique : "En France, il y a un problème d'investissement de matériel spécifique. Il est évident que cela coûte moins cher à l'aéroport de Toulouse de fermer près d'une demi-journée que d'investir dans des produits de déglaçage des ailes, remarque-t-il. C'est comme il y a deux ans, quand tous les avions de Roissy ne décollaient pas. Ils n'avaient pas de produits de dégel et en recevaient en temps réel. C'est fou ! Dans le Grand Nord canadien ou en Russie, tout cela est prévu à l'avance, car les autorités savent que ce phénomène est récurrent. En France, le retour de ce type d'épisode est peu probable, donc personne n'investit."

    Peu probable ? Peu courant, certes. Mais récurrent. Suffisant, en tout cas, pour s'appuyer sur le retour d'expérience d'années noires. Mais est-ce bien engagé ? À l'automne 2010, quand une tempête de neige avait paralysé l'Ile-de-France, le Premier ministre François Fillon n'avait pas hésité à rejeter la faute du chaos sur... Météo-France ! Visiblement, le chemin est encore long...

    D'autant que, comme souvent, les solutions sont peut-être sous nos yeux. "Les bus de transport scolaire circulent très bien dans la Drôme, dans l'Isère ou en Savoie", souligne Éric Canobbio. "Comment voulez-vous que la neige dérange les Savoyards ! plaisante-t-il. Ces régions-là ont l'habitude de la neige et du froid, donc les problèmes sont mineurs là-bas.
    " Comme quoi, même la France dispose de ses propres "Sibériens"...
    Revenir en haut Aller en bas
    roberte
    Super marsouin
    Super marsouin


    Messages: 368

    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Mar 07 Fév 2012, 21:11



    cémoi très i_ntéressant
    Revenir en haut Aller en bas
    cassiel
    Bon marsouin
    Bon marsouin


    Messages: 129

    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Mar 07 Fév 2012, 22:59

    Super et tellement vrai!!
    A titre indicatif durant une période de ma vie j,ai était routier dans les années 70 ,j,allait régulièrement dans les pays du Benelux et aussi en Suède Norvège et bien sur Autriche et Allemagne ( pour le compte de la sceta qui était a l,époque la filiale par la route de la SNCF )
    L,hiver la neige et le froid dans ces pays cest autre chose qu,en France !!!et cependant on passez partout!!! faut dire que les autorités diverses de ces pays anticipez le mauvais temps et déversez de l,eau salée plutôt que du sel avec un personnel rompus a ce type de travail et d,horaires!!
    Les usines et les institutions n,étaient pas bloquées pour 10 cm de neige ..
    Autres pays autres mœurs et mentalités !!!on vois le résultat aujourd’hui avec ceux qui sont en tète dans l,industrie et l,exportation...et nous a la ramasse...
    A titre indicatif ici dans mon bled cela fait trois jours qu,on a pas de courrier ,les poubelles sont pas passées ,bien-sur les enfants n,ont plus d,école et comme d,ab ya pas assez de sel !!!! heureusement qu,on est pas envahis ...
    Revenir en haut Aller en bas
    Cémoi...
    Invité



    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Mer 08 Fév 2012, 20:02

    8 février 1857 : Exécution de Marie Stuart

    L'héritière des Stuart est devenue reine d'Écosse trois jours après sa naissance, à la mort de son père Jacques V.
    La régence est assurée par sa mère, Marie de Guise, dont les frères animent à la cour le parti catholique et anti-anglais. Ils obtiennent de fiancer la petite reine au fils aîné du roi de France Henri II, le futur François II.
    À peine âgée de six ans, Marie prend donc un bateau pour la France. Plongée dans une cour raffinée, la princesse devenue jeune fille s'attire les éloges de Ronsard. Elle épouse le Dauphin en 1558 et signe un acte secret par lequel elle promet de céder à la France ses droits sur l'Écosse... et l'Angleterre si elle venait à mourir sans enfant.
    L'accession au trône de François II, en 1559, renforce l'influence de la famille de Guise à la cour. Il s'ensuit une rivalité de plus en plus aiguë entre les Guise et le parti protestant, dont découleront de longues et dramatiques guerres de religion.
    Mais François II, de santé fragile, meurt à 17 ans, le 5 décembre 1560, après un règne de moins de deux ans. La jeune reine doit s'en retourner à regret dans le pays de son père.
    Tragédie écossaise
    Marie Stuart retrouve un royaume déchiré par les perpétuelles dissensions entre chefs de clans et par la Réforme. Le peuple est tombé sous le charme d'un prédicateur austère, John Knox. Prêtre catholique passé à la Réforme anglicane puis au calvinisme, il fonde en Écosse une Église réformée nationale, sans clergé ni hiérarchie, l'Église presbytérienne. Dans chaque paroisse, les fidèles nomment eux-mêmes leur pasteur. Au sommet de l'État, pasteurs, bourgeois et squires (nobles) siègent ensemble.
    C'est ce contexte ô combien éloigné de la cour des Valois que découvre Marie Stuart. La jeune reine s'attire la haine de John Knox.
    Pour ne rien arranger, en dépit de nombreuses offres de mariage de grands princes étrangers, elle se laisse séduire par son cousin, le sémillant - et catholique - lord Darnley. Le choix est désastreux. Le beau lord ne manque pas une occasion d'humilier son épouse et s'attire la haine unanime de l'aristocratie.
    Marie elle-même prend pour galant un petit musicien italien, David Rizzio. La cour ne le supporte pas et une conspiration encouragée par Darnley aboutit au meurtre de Rizzio dans les jupes mêmes de la reine, pendant leur souper.
    Trois mois plus tard, le 9 février 1567, Lord Darnley meurt à son tour dans un attentat à la bombe, quelques jours après la naissance de son héritier, le futur Jacques VI, que d'aucuns soupçonnent d'être le fils de Rizzio ! Marie se remarie aussitôt avec l'instigateur du crime, le comte de Bothwell, fournissant ainsi un prétexte de soulèvement à la noblesse protestante.
    Détrônée par ses sujets écossais, elle abdique au profit de son fils. Après dix mois de forteresse à Loch Leven, elle s'enfuit à cheval en Angleterre en mai 1568. Elle se place sous la protection de sa cousine, la reine Elizabeth 1ère, de la dynastie des Tudor, dont elle n'a pourtant jamais reconnu la légitimité.
    Elizabeth 1ère est la fille du roi Henri VIII et la petite-fille d'Henri VII. Le roi d'Écosse Jacques V, père de Marie Stuart, est quant à lui le fils de Marguerite Tudor, fille d'Henri VII et soeur d'Henri VIII. Elisabeth 1ère est donc cousine au premier degré de Jacques V et cousine au deuxième degré de sa fille Marie Stuart.
    Tragédie anglaise
    Craignant une sédition des catholiques anglais, la reine d'Angleterre fait emprisonner son encombrante cousine. Dans sa prison, pendant près de vingt longues années, Marie Stuart participe à plusieurs complots ourdis par les «papistes» pour la faire monter sur le trône.
    Les conseillers de la reine d'Angleterre s'inquiètent du danger qu'elle représente à l'heure où se profile une nouvelle guerre avec l'Espagne catholique. Elizabeth 1ère la fait finalement condamner à mort et décapiter. Sir Francis Walsingham, en charge de la police, piège la captive par le biais d'un provocateur qui l'entraîne dans un complot contre la reine. Marie Stuart donne par écrit son avis et conseille même les comploteurs sur la manière de procéder au meurtre. Cela lui vaut d'être jugée et condamnée à mort.
    Les Communes réclament son exécution immédiate. Elizabeth 1ère rechigne malgré tout à faire exécuter une souveraine, si coupable soit-elle. Elle se résout à signer l'ordre d'exécution après beaucoup d'hésitation.
    Marie Stuart retrouve son courage et sa dignité en montant sur l'échafaud. Le bourreau, maladroit, s'y reprendra à trois fois avant d'arriver à lui sectionner la tête.
    Revenir en haut Aller en bas
    cassiel
    Bon marsouin
    Bon marsouin


    Messages: 129

    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Mer 08 Fév 2012, 22:41

    Un beaux résumé bien compréhensible félicitation !!!
    Pour ma part je suis friand de ces chroniques historiques ... study
    Revenir en haut Aller en bas
    Cémoi...
    Invité



    MessageSujet: Re: C'est arrivé aujourd'hui   Mer 08 Fév 2012, 22:46

    Revenir en haut Aller en bas
     

    C'est arrivé aujourd'hui

    Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
    Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

     Sujets similaires

    -
    » C'est arrivé aujourd'hui
    » Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison. (Lc 19:9
    » « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison »
    » Bob Dean - "L'arrivée de Nibiru" VOSTFR
    » Liste du nécessaire pour l'arrivée de bébé

    Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
    Détente et Passion le Forum de l'Amitié :: LE RDV DES INVITE(ES) :: ESPACE INVITE-
    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet